
Dernière mise à jour : juillet 2026
Vous avez ouvert votre PEA en agence Caisse d’Épargne et vous voyez aujourd’hui passer des offres de courtiers en ligne à 0 € de droits de garde. Sur un portefeuille de 30 000 € avec un ordre de 500 € par mois, le pea caisse epargne facture environ 173 € par an à la Caisse d’Épargne Île-de-France (grille mise à jour du 23 novembre 2025) et environ 148 € à la Caisse d’Épargne Rhône Alpes (tarifs au 1er avril 2026), contre une vingtaine d’euros chez BoursoBank et quasiment rien chez Trade Republic. Depuis la LFSS 2026, qui porte les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les gains du PEA après 5 ans, cette friction tarifaire pèse plus lourd encore sur le rendement net.
Ce guide décortique la tarification 2026 poste par poste, chiffre l’écart face aux principaux courtiers en ligne et identifie les profils pour lesquels conserver son PEA reste défendable. Vous y trouverez aussi la procédure de transfert sortant, dont les frais sont plafonnés à 150 € au global par le décret n° 2020-95, pour préserver l’antériorité fiscale du plan. Une option de gestion pilotée y est également chiffrée, pour le lecteur qui ne souhaite pas gérer son portefeuille lui-même.
1. Le PEA Caisse d’Épargne en 2026 : cadre légal et fonctionnement réel
Le pea caisse epargne offre en 2026 le même cadre fiscal qu’un PEA en ligne, et le législateur fixe ce que le teneur de compte peut facturer.
1.1 PEA bancaire, plafonds et fonctionnement à la Caisse d’Épargne
Un PEA chez la Caisse d’Épargne est un PEA bancaire, le réseau ne distribuant pas de PEA assurance. Il combine un compte-espèces non rémunéré, qui reçoit vos versements, et un compte-titres, qui loge vos actions et vos fonds. L’appellation « PEA numéraire Caisse Épargne » désigne exactement ce produit.
Le plafond de versements du PEA classique est fixé à 150 000 €, et il porte sur le total des espèces apportées, pas sur la valeur de marché. Un plan dont la valeur a dépassé cette somme grâce aux plus-values reste parfaitement valide : vous ne pouvez simplement plus y verser d’argent frais. Le PEA-PME, enveloppe distincte dédiée aux PME et aux ETI, a son propre plafond, mais le cumul PEA + PEA-PME ne peut dépasser 225 000 € par contribuable. Chaque conjoint disposant de ses enveloppes, un foyer imposé en commun peut doubler ce montant.
L’ouverture d’un PEA est gratuite dans les quatre caisses régionales, l’Île-de-France, le Rhône Alpes, les Hauts de France et l’Aquitaine Poitou-Charentes, là où le décret n° 2020-95 autorise jusqu’à 10 € de frais d’ouverture. Les droits de garde annuels, eux, ne se ressemblent pas d’une caisse à l’autre. Ils vont de 0,25 % par an en Aquitaine Poitou-Charentes à 0,40 % par an dans les Hauts de France, et l’Île-de-France applique un barème dégressif par tranches semestrielles, détaillé plus loin. Un lecteur ne peut donc pas raisonner sur une tarification unique du réseau.
1.2 Fiscalité 2026, univers éligible et idée reçue sur le rendement
Le cadre fiscal du PEA, défini par les articles L. 221-30 à L. 221-32 du Code monétaire et financier, s’applique à l’identique chez tous les teneurs de compte, la Caisse d’Épargne comme Trade Republic. Pour le détail technique, consultez notre guide sur les règles communes à tous les PEA.
Sans retrait, dividendes et plus-values capitalisent en franchise d’impôt, et la barre des 5 ans est centrale. Avant 5 ans, tout retrait entraîne la clôture du plan et l’imposition au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf force majeure légalement listée (licenciement, invalidité, décès du conjoint, surendettement). Après 5 ans, seuls les prélèvements sociaux à 18,6 % restent dus.
La hausse de 17,2 % à 18,6 % vient de la LFSS 2026, qui porte la CSG de 9,2 % à 10,6 % pour les gains constatés depuis le 1er janvier 2026. Le PEA n’est pas dans les exceptions maintenues à 17,2 %, réservées à l’assurance-vie, à l’épargne logement, aux PEP et aux revenus fonciers.
L’univers éligible accueille les actions de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) très majoritairement investis en actions éligibles et les ETF soumis à la même contrainte, la réplication synthétique autorisée par la directive UCITS y admettant un ETF sur le S&P 500 ou le MSCI World. Consultez notre guide sur comment choisir ses ETF UCITS éligibles PEA.
Un PEA ne verse aucun taux. C’est une enveloppe fiscale, non un produit d’épargne rémunéré, et la Caisse d’Épargne ne vous sert donc aucun rendement, contrairement à un Livret A ou à un fonds euros. Chercher le « rendement PEA Caisse d’Épargne » n’a aucun sens, puisque ce chiffre n’existe pas. Ce que votre plan rapporte dépend uniquement des supports que vous détenez à l’intérieur. La banque n’agit que sur un seul levier, ce qu’elle vous facture, car les frais courants du support, le courtage de chaque ordre et les droits de garde annuels se retranchent de cette performance.
2. Frais du PEA Caisse d’Épargne : la grille 2026 et ses zones de friction
Le cadre fiscal étant identique partout, la grille de frais reste la seule variable qui distingue un PEA Caisse d’Épargne d’un PEA en ligne. Elle n’a rien de national, chaque caisse régionale publiant la sienne à sa propre date. L’Île-de-France et le Rhône Alpes, où se trouve la majorité des lecteurs, encadrent ici la comparaison, tandis que les Hauts de France et l’Aquitaine Poitou-Charentes en bornent l’éventail.
2.1 Les cinq postes de la grille tarifaire 2026
Le décret n° 2020-95 du 5 février 2020, pris en application de la loi PACTE, plafonne les frais de transaction d’un PEA à 0,5 % par canal dématérialisé, les droits de garde à 0,4 % par an de la valeur du plan et les frais de transfert à 150 € au global. Les quatre caisses restent dans ces limites.
Aucune des quatre caisses n’applique de minimum de perception sur son barème PEA, si bien qu’un ordre de 500 € passé par internet coûte 2,50 € en Île-de-France et 2,10 € en Rhône Alpes, sans forfait plancher. Le décret n° 2020-95 plafonne d’ailleurs les frais de transaction d’un PEA à 0,5 % en mode dématérialisé, pour tous les teneurs de compte, réseau mutualiste compris.
La Caisse d’Épargne Île-de-France, la plus grande du réseau, est la seule des quatre à appliquer un barème dégressif. Ses droits de garde s’établissent à 0,20 % par semestre jusqu’à 30 000 €, 0,10 % par semestre de 30 001 à 99 999 €, puis 0,05 % par semestre à partir de 100 000 €, soit 0,40 %, 0,20 % et 0,10 % par an, auxquels s’ajoute un forfait de 2,30 € par ligne et par semestre, gratuit pour les 18 à 28 ans (mise à jour du 23 novembre 2025).
Les trois autres caisses facturent un taux plat, 0,33 % par an en Rhône Alpes au 1er avril 2026, 0,40 % par an en Hauts de France et 0,25 % par an en Aquitaine Poitou-Charentes, ces deux dernières au 1er janvier 2026. Le courtage varie lui aussi d’une caisse à l’autre, avec 0,50 % par internet en Île-de-France et en Hauts de France, contre 0,42 % sous 5 000 € et 0,32 % au-delà en Rhône Alpes.
La clôture du plan n’obéit pas davantage à une règle unique. Elle est gratuite en Île-de-France et en Rhône Alpes, mais facturée 53,50 € en Hauts de France.
| Poste | Île-de-France | Rhône Alpes | Hauts de France | Aquitaine Poitou-Charentes |
|---|---|---|---|---|
| Date du barème | Mise à jour du 23 novembre 2025 | 1er avril 2026 | 1er janvier 2026 | 1er janvier 2026 |
| Ouverture du PEA | Gratuit | Gratuit | Gratuit | Gratuit |
| Droits de garde et frais de tenue de compte (un seul poste) | 0,20 %/semestre jusqu’à 30 000 €, 0,10 %/semestre de 30 001 à 99 999 €, 0,05 %/semestre à partir de 100 000 €, soit 0,40 / 0,20 / 0,10 % par an | 0,33 %/an | 0,40 %/an (0,1 % par trimestre) | 0,25 %/an |
| Forfait par ligne | 2,30 € par semestre, soit 4,60 €/an ; gratuit de 18 à 28 ans | 4,70 €/an ; gratuit avant 29 ans | 5,00 €/an (1,25 € par trimestre) | 5,00 €/an ; gratuit avant 29 ans |
| Plafond de perception | 5,00 €/an sur les valeurs du Groupe | 300 € (27 € sur les valeurs du Groupe) | 84 € par trimestre | 26 € Groupe, 290 € hors Groupe, 316 € en portefeuille mixte |
| Courtage PEA par internet | 0,50 % | 0,42 % sous 5 000 €, 0,32 % à partir de 5 000 € | 0,50 % | 0,50 % |
| Courtage en agence ou par téléphone | 1,20 % en agence, 1,15 % par téléphone | 1,40 % sous 5 000 €, 1,30 % à partir de 5 000 € | 1,20 % | 1,20 % |
| Minimum de perception sur le PEA | Aucun | Aucun (tiret explicite au barème) | Aucun | Aucun |
| Minimum de perception sur le compte-titres ordinaire, pour comparaison | Non publié dans la brochure | 7,20 € par internet, 19,00 € par téléphone ou en agence | 8,80 € par internet, 20,60 € en agence | 8,00 € par internet, 17,50 € par téléphone |
| Clôture du PEA | Gratuit | Gratuit | 53,50 € | Non publié dans la brochure |
| Transfert sortant vers une autre banque | Plafond 150,00 € ; 15,00 € par ligne cotée | Plafond 140,00 € ; 15,00 € par ligne cotée | Plafond 150,00 € ; 15 € par ligne cotée, 50 € par ligne non cotée | Plafond 110,00 € |
| Transfert vers une autre caisse du réseau | Non publié dans la brochure | Gratuit | Gratuit | Non publié dans la brochure |
| Souscription d’OPC hors Groupe | 0,50 % par internet, 1,20 % en agence | Non publié dans la brochure | Plafonnée à 37,00 € | 30,00 € plus frais d’émetteur |
Données à jour : juillet 2026. Brochures Conditions et Tarifs Particuliers, Caisse d’Épargne Île-de-France dans sa mise à jour du 23 novembre 2025, Caisse d’Épargne Rhône Alpes au 1er avril 2026, Caisses d’Épargne Hauts de France et Aquitaine Poitou-Charentes au 1er janvier 2026, décret n° 2020-95.
2.2 Droits de garde et frais OPCVM maison : les postes qui pèsent
L’écart réel se joue sur les droits de garde, que les courtiers en ligne ne facturent pas, et sur les frais courants des fonds maison. Chez une caisse au taux plat de 0,40 % par an comme les Hauts de France, un portefeuille de 50 000 € paie 200 € par an, soit 6 000 € sur 30 ans à capital constant, et un portefeuille de 100 000 € coûte exactement 400 € par an.
En agence, le client est orienté vers les fonds maison gérés par Natixis Investment Managers, filiale de BPCE. Un fonds PEA de cette gamme peut prélever jusqu’à 2,25 % TTC de frais de gestion financière par an, auxquels s’ajoutent 0,25 % de frais de fonctionnement, quand l’Amundi PEA Monde (MSCI World) affiche 0,20 % de frais récurrents dans son document d’informations clés. Ce taux de 2,25 % est un maximum contractuel, non le prélèvement réellement constaté, que seul le rapport annuel du fonds révèle.
L’écart de frais courants entre ces deux façons d’investir atteint donc jusqu’à 2,05 points par an, au détriment du fonds maison. Sur les 30 000 € pris ici en hypothèse, il représente jusqu’à environ 615 € par an, prélevés que le fonds surperforme ou non son indice. C’est ce qui rend un ETF indiciel géré passivement moins coûteux qu’un OPCVM géré activement, et un point de frais courants en plus représente environ 17 % de capital final en moins sur 20 ans.
Sur 30 ans, à 6 % brut, un PEA de 30 000 € finit à 122 450 € avec 1,2 % de frais annuels, contre 160 521 € à 0,25 %, soit 38 071 € d’écart.

L’investisseur qui pratique le versement programmé mensuel paie 2,50 € par ordre de 500 € en Île-de-France et 2,10 € en Rhône Alpes, contre 1,00 € chez Trade Republic, un écart mineur face aux droits de garde prélevés à chaque échéance sur un encours qui grossit.
2.3 Frais de transfert sortant : le plafond légal de 150 € qui change la donne
Le décret n° 2020-95 plafonne les frais de transfert sortant à 15 € par ligne de titres cotés, 50 € par ligne non cotée et 150 € par PEA, le PEA-PME étant facturé séparément. Les quatre caisses restent à ce plafond ou en dessous, et le transfert vers une autre caisse du réseau reste gratuit là où la brochure le mentionne.
Un transfert facturé 110 à 150 € s’amortit en environ un an d’économies sur les droits de garde et le courtage. La comparaison qui suit confronte ces quatre barèmes à ceux des courtiers en ligne, pour répondre à la question « pea caisse epargne vs boursorama ».
3. Pea caisse epargne vs Boursorama, Fortuneo, Bourse Direct et Trade Republic : le comparatif chiffré 2026
Sur un portefeuille de 30 000 € et douze ordres de 500 € par an, un PEA Caisse d’Épargne coûte de 130 à 175 € par an selon la caisse régionale, contre 0 à 24 € chez un courtier en ligne. Le tableau ci-dessous confronte six offres, la Caisse d’Épargne, BoursoBank, Fortuneo, Bourse Direct, Trade Republic et XTB.
3.1 Tableau comparatif : 6 offres PEA face à face
| Poste | Caisse d’Épargne | BoursoBank PEA | Fortuneo PEA | Bourse Direct PEA | Trade Republic PEA | XTB PEA |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Droits de garde et tenue de compte | 0,40 %/an dégressif à 0,20 % puis 0,10 % (Île-de-France), 0,33 %/an (Rhône Alpes), 0,40 %/an (Hauts de France), 0,25 %/an (Aquitaine Poitou-Charentes), plus 4,60 à 5,00 € par ligne et par an | 0 € | Gratuit | 0 € | 0 € | 0 € |
| Courtage, ordre de 500 € par internet | 2,50 € (0,50 %, Île-de-France et Hauts de France), 2,10 € (0,42 %, Rhône Alpes) | 1,99 € | 0 € (1er ordre du mois, Starter), sinon 1,75 € | 0,99 € | 1,00 € (Best Price) | 0 € |
| Barème de courtage | 0,50 % par internet en Île-de-France, Hauts de France et Aquitaine Poitou-Charentes ; 0,42 % sous 5 000 € et 0,32 % au-delà en Rhône Alpes ; 1,20 % en agence ou par téléphone | 1,99 € sur un ordre de 500 € | Starter 0 € sur le 1er ordre ≤ 500 € du mois puis 0,35 % ; Progress 4,90 € jusqu’à 3 000 € puis 0,15 % ; Trader Pro 9,50 € jusqu’à 10 000 € puis 0,10 % | 0,99 € jusqu’à 500 € (0,5 % sous 198 €), 1,90 € de 500 à 1 000 €, 2,90 € de 1 000 à 2 000 €, 3,80 € de 2 000 à 4 400 €, 0,09 % au-delà | 1 € par transaction en Best Price, 2 € en Direct Price | 0 % jusqu’à 100 000 € investis par mois, 0,2 % au-delà |
| Clôture du PEA | Gratuite en Île-de-France et en Rhône Alpes, 53,50 € en Hauts de France | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € | 0 € |
| Points d’attention | Aucun minimum de perception sur le barème PEA, contrairement au compte-titres ordinaire | Droits de garde nuls quel que soit l’encours | Ordre par téléphone majoré de 7,18 € (Starter) ou 3,59 € (Progress) | Ordre d’achat minimum de 80 € sur PEA | Plans d’épargne sans frais, 3 %/an sur les liquidités, plus de 15 000 ETF et actions européennes éligibles | Frais de conversion de 0,5 % possibles |
Données à jour : juillet 2026. Barèmes Caisse d’Épargne relevés sur quatre brochures régionales, de la mise à jour du 23 novembre 2025 en Île-de-France au 1er avril 2026 en Rhône Alpes, Hauts de France et Aquitaine Poitou-Charentes au 1er janvier 2026 ; grilles tarifaires des courtiers relevées en juillet 2026.
★★★★★4,3 / 5Trade Republic CTO + PEA Courtier · PEA sans frais sur plans d’épargne
- Commission actions et ETF : 0 %
- Courtage par ordre : 1 €
- Rémunération du cash : 3 %
- Plafond du PEA : 150 000 €
Idéal pour le DCA en ETF et faire travailler son cash non investi
★★★★★4,2 / 5XTB PEA Courtier · PEA 0 % commission
- Commission actions et ETF : 0 %
- Droits de garde : 0 €
- Volume mensuel sans commission : 100 000 €
- Plafond du PEA : 150 000 €
Idéal pour un investisseur actif cherchant à optimiser ses frais de courtage
Les droits de garde de la Caisse d’Épargne, majorés de 4,60 à 5,00 € par ligne et par an, n’ont aucun équivalent chez les cinq autres acteurs, qui facturent tous zéro sur ce poste.
Fortuneo offre le premier ordre mensuel de 500 € ou moins sur son barème Starter, ce qui ramène à 0 € le coût annuel d’un investissement programmé (DCA). Trade Republic ne facture pas les plans d’épargne sur le PEA, et XTB applique 0 % de commission sur les actions et les ETF jusqu’à 100 000 € investis par mois.
Le transfert sortant reste plafonné à 150 € par le décret n° 2020-95, plafond appliqué en Île-de-France et en Hauts de France, quand Rhône Alpes s’arrête à 140 € et Aquitaine Poitou-Charentes à 110 €. Trade Republic accepte les transferts entrants de PEA sans frais et n’applique aucun frais d’ouverture. Il faut compter 4 à 5 semaines, et jusqu’à trois mois dans des cas exceptionnels, période durant laquelle aucun ordre ne peut être passé.
Ces six offres supposent toutes que vous gériez votre plan vous-même. Le lecteur qui tenait au suivi de son conseiller d’agence a une autre piste, la gestion sous mandat.
Yomoni facture sur son PEA 1,3 % par an maximum de frais de gestion, auxquels s’ajoutent 0,3 % par an maximum de frais des ETF utilisés, soit 1,6 % par an tout compris au maximum. Les versements, les arbitrages et les retraits y sont à 0 €, et la société revendique plus de 80 000 clients. Le transfert d’un PEA entrant est remboursé sous conditions, dans le cadre d’une offre à durée limitée.
Cette solution coûte nettement plus cher qu’un ETF détenu en direct chez un courtier à 0,20 % par an. Elle reste pourtant moins chère que le statu quo à la Caisse d’Épargne, où s’additionnent des droits de garde de 0,25 à 0,40 % par an et des frais de gestion pouvant atteindre 2,25 % sur un fonds maison. L’épargnant qui veut sortir des frais de son agence sans devoir choisir ses lignes lui-même trouve donc là une option que les six offres comparées plus haut, toutes en gestion autonome, ne couvrent pas.
3.2 Simulation chiffrée : 30 000 € et 12 ordres/an, l’écart cumulé sur 5 ans
| Acteur | Courtage annuel | Droits de garde et forfait par ligne | Coût annuel total |
|---|---|---|---|
| Caisse d’Épargne Île-de-France | 30 € (12 × 2,50 €) | 120 € plus 23 € | ≈ 173 € |
| Caisse d’Épargne Rhône Alpes | 25,20 € (12 × 2,10 €) | 99 € plus 23,50 € | ≈ 148 € |
| Caisse d’Épargne Hauts de France | 30 € | 120 € plus 25 € | ≈ 175 € |
| Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes | 30 € | 75 € plus 25 € | ≈ 130 € |
| BoursoBank | 23,88 € | 0 € | ≈ 24 € |
| Bourse Direct | 11,88 € | 0 € | ≈ 12 € |
| Fortuneo Starter | 0 € | 0 € | ≈ 0 € |
| Trade Republic | 12 €, ou 0 € via un plan d’épargne | 0 € | ≈ 0 à 12 € |
| XTB | 0 € | 0 € | ≈ 0 € |
Données à jour : juillet 2026. Hypothèses retenues, 30 000 € d’encours stable, 12 ordres de 500 € par an passés par internet, 5 lignes en portefeuille, PEA non clos, hors frais courants des supports.
L’écart annuel avec un courtier en ligne s’établit entre 124 et 175 € selon la caisse régionale et le courtier retenu. Sur cinq ans, à hypothèses constantes, la facture atteint environ 865 € en Île-de-France et 740 € en Rhône Alpes, contre 120 € chez BoursoBank et 60 € chez Bourse Direct. Cet écart vient des droits de garde et du forfait par ligne, le courtage ne pesant que 1,10 à 2,50 € de plus par ordre, soit un rapport de 1,3 à 2,5 fois seulement.
Cette simulation ignore les frais courants des supports, plus élevés sur un portefeuille d’OPCVM maison que sur un ETF passif. Elle suppose aussi un encours stable, alors que la facture progresse avec le capital, les droits de garde étant proportionnels.

Un point échappe au tableau, la qualité d’exécution. Trade Republic route la majorité de ses ordres via Lang & Schwarz Exchange (Hambourg), avec un spread plus large sur les actions parisiennes, quand la Caisse d’Épargne, Bourse Direct et BoursoBank passent en direct par Euronext Paris.
Note de Tom
j’ai testé une part significative des courtiers sur mon allocation ETF, et ce qui ressort c’est qu’au-delà du tarif affiché, c’est la qualité d’exécution qui finit par compter sur les lignes peu liquides. Pour un DCA en ETF MSCI World, le tarif est roi ; pour un acheteur de small caps françaises, l’accès Euronext direct conserve une vraie valeur.
4. Conserver, transférer ou ouvrir ailleurs : trois règles de décision et la procédure
Trois cas justifient de garder son PEA à la Caisse d’Épargne, quatre font pencher vers le transfert, et une quatrième voie existe pour qui veut déléguer la gestion sans rester en agence.
4.1 Trois cas où conserver son PEA Caisse d’Épargne reste défendable
Cas 1, le plan est modeste et le conseil en agence sert vraiment. Les droits de garde suivent l’encours et varient d’une caisse régionale à l’autre. La Caisse d’Épargne Île-de-France applique un barème dégressif, 0,40 % par an sous 30 000 €, 0,20 % de 30 001 à 99 999 €, puis 0,10 % au-delà de 100 000 € (brochure tarifaire mise à jour le 23 novembre 2025).
La Caisse d’Épargne Rhône Alpes retient de son côté 0,33 % par an, plus un forfait de 4,70 € par ligne et par an plafonné à 300 €, gratuit avant 29 ans (tarifs au 1er avril 2026). Les deux extrémités du réseau se lisent ailleurs, avec 0,40 % par an en Hauts de France et 0,25 % en Aquitaine Poitou-Charentes (brochures au 1er janvier 2026). Sur un encours modeste, ce prélèvement reste supportable si l’accompagnement en agence sert réellement à quelque chose.
Cas 2, le PEA est intégré dans un package multi-produit, convention de compte, assurance, prêt immobilier, livrets, voire les parts sociales Caisse d’Épargne. Les droits de garde y sont parfois remisés, et résilier le seul PEA n’allège pas la facture globale.
Cas 3, le patrimoine est mature et peu actif, PEA ancien, faible rotation, retraits programmés après 5 ans. C’est le plus fragile des trois, 0,40 % sur 100 000 € faisant exactement 400 € par an en Hauts de France, que le plafond trimestriel de 84,00 € sur les titres hors Groupe borne sans l’annuler. En Île-de-France, le barème dégressif ramène ce même encours à 0,10 % par an. Un transfert plafonné à 150 € s’amortit donc en moins d’un an dans le premier cas, beaucoup plus lentement dans le second.
Le conseil en agence n’est ni indépendant ni gratuit, la banque se déclarant elle-même distributeur non indépendant dans sa brochure tarifaire et percevant des rétrocessions sur les fonds qu’elle distribue.
Un quatrième profil existe, celui qui tenait à la relation d’agence sans vouloir gérer son portefeuille lui-même. Yomoni gère un PEA sous mandat, ce que ni un courtier en autonomie ni un transfert vers une plateforme d’exécution ne proposent. La gestion pilotée du PEA y coûte 1,3 % par an maximum de frais de gestion et 0,3 % par an maximum de frais des fonds ETF, soit 1,6 % par an tout compris, sans frais de versement, d’arbitrage ni de retrait (tarifs Yomoni, juillet 2026).
C’est plus cher qu’un ETF détenu en direct chez un courtier en ligne, où l’Amundi PEA Monde facture 0,20 % par an, mais c’est moins cher que rester en fonds maison à la Caisse d’Épargne, où les droits de garde de 0,25 à 0,40 % s’ajoutent à des frais de gestion pouvant atteindre 2,25 % par an. L’épargnant qui veut déléguer la sélection et le pilotage, sans basculer en gestion libre, trouve là une réponse que Trade Republic et XTB ne couvrent pas.

4.2 Quatre cas où le transfert vers un courtier en ligne est cohérent
Cas 1, vous investissez chaque mois en ETF par versements programmés. Un ordre de 200 € passé par internet coûte 0,50 % de son montant, soit 1,00 € en Île-de-France, le décret n° 2020-95 interdisant tout forfait minimum de perception sur un PEA. La friction vient donc des droits de garde, pas du courtage. Les courtiers en ligne facturent 0 € de droits de garde, et un versement programmé de 500 € par mois revient à 0 € chez Fortuneo Starter, chez Trade Republic via son plan d’épargne et chez XTB sous 100 000 € investis par mois.
Cas 2, le capital dépasse 30 000 €. Sur un profil type de 30 000 € investis, 12 ordres de 500 € par an passés par internet et 5 lignes en portefeuille, la facture annuelle ressort à 173 € en Île-de-France, 148 € en Rhône Alpes, 175 € en Hauts de France et 130 € en Aquitaine Poitou-Charentes. Face à BoursoBank (24 € par an sur le même profil), à Bourse Direct (12 €) ou à XTB (0 €), l’écart va de 124 à 175 € par an selon la caisse, soit 620 à 875 € sur cinq ans. Le déclencheur est donc le capital, pas le nombre d’ordres.
Le décret plafonne le transfert à 150 €, montant effectivement appliqué en Île-de-France comme en Hauts de France, quand Rhône Alpes s’arrête à 140 € et l’Aquitaine Poitou-Charentes à 110 €.
Cas 3, vous êtes autonome et visez un univers ETF large. Amundi, iShares Core, Xtrackers ou BNP Paribas Easy s’ouvrent au-delà de la sélection maison, et Trade Republic revendique plus de 15 000 ETF et actions européennes éligibles au PEA. Les ordres conditionnels avancés manquent aussi pour choisir son courtier d’arrivée.
Cas 4, plusieurs plans coexistent dans le foyer, PEA du conjoint, des enfants majeurs, PEA-PME dans la limite d’un cumul de 225 000 € pour 150 000 € de versements. Chaque plan porte ses propres droits de garde et son forfait par ligne, 4,60 € par an en Île-de-France, 4,70 € en Rhône Alpes et 5,00 € dans les deux autres caisses, quand ce même forfait ne coûte rien ailleurs.
Trade Republic ne facture ni l’ouverture ni le transfert entrant du PEA (page PEA de Trade Republic, juillet 2026). Ne choisissez jamais un courtier sur la seule remise d’entrée, quand le coût récurrent, lui, court sur 10 à 30 ans.
4.3 Procédure de transfert sortant et options de retrait
La procédure tient en sept étapes, reprises dans le schéma ci-dessous. Les frais sont plafonnés par le décret n° 2020-95 du 5 février 2020, soit 15,00 € par ligne cotée et 50,00 € par ligne non cotée, dans la limite de 150 € au global. Comptez quatre à cinq semaines d’indisponibilité des titres, jusqu’à trois mois dans les cas exceptionnels selon Trade Republic. L’antériorité fiscale est conservée, à condition de ne jamais clôturer le plan.
| À faire avant tout transfert | À éviter | Erreur fréquente par étape |
|---|---|---|
| Récupérer la date d’ouverture initiale du PEA (le compteur des 5 ans suit le plan, pas l’établissement) | Clore le PEA puis en ouvrir un autre, vous perdriez l’antériorité fiscale et paieriez 53,50 € de clôture en Hauts de France, là où l’Île-de-France et Rhône Alpes ne facturent rien | Confondre « transfert » (préserve l’antériorité) et « clôture-réouverture » (la détruit) |
| Demander à la Caisse d’Épargne le formulaire de transfert sortant PEA | Demander à votre nouveau courtier de tout faire seul, la signature client doit être recueillie chez le sortant comme chez l’entrant | Oublier le formulaire de transfert qui suit le mandat signé chez le nouveau teneur |
| Vérifier que toutes les lignes sont transférables chez le nouveau teneur (rares produits obscurs non repris) | Lancer un transfert à cheval sur la date de versement du dividende d’une grosse ligne | Recevoir le dividende sur compte-titres orphelin, créant des écritures à régulariser |
| Anticiper quatre à cinq semaines d’indisponibilité de gestion | Lancer un transfert avant un événement de marché majeur (élections, banque centrale) sans plan B | Subir une volatilité forte sans pouvoir agir sur le portefeuille |
| Vérifier le plafond de transfert de votre caisse (150,00 € en Île-de-France et en Hauts de France, 140,00 € en Rhône Alpes, 110,00 € en Aquitaine Poitou-Charentes) et si le nouveau courtier rembourse ces frais | Choisir un courtier sur la seule remise commerciale d’entrée | Négliger le coût récurrent, porté par les droits de garde, au profit d’un bonus ponctuel |
| Conserver trace écrite de tous les échanges et du formulaire signé | Détruire les relevés CE post-transfert | Perdre la trace fiscale en cas de contrôle |
Données à jour : juillet 2026.

Le retrait partiel après 5 ans laisse le plan ouvert, exonéré d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % frappant les gains retirés. Avant 5 ans, tout retrait clôture le plan et déclenche le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, sauf force majeure. La clôture définitive après 5 ans ajoute à ces mêmes 18,6 % des frais de 53,50 € en Hauts de France, quand elle est gratuite en Île-de-France et en Rhône Alpes, un transfert interne au réseau restant lui aussi gratuit.
Conclusion
Sur le terrain fiscal, le pea caisse epargne ne fait ni mieux ni moins bien que ses concurrents en ligne, c’est sa grille tarifaire qui creuse l’écart, et pas le courtage. Un ordre de 500 € passé par internet coûte 2,50 € à la Caisse d’Épargne Île-de-France et 2,10 € en Rhône Alpes, contre 1,99 € chez BoursoBank, 1,00 € chez Trade Republic et 0,99 € chez Bourse Direct (brochure Île-de-France mise à jour le 23 novembre 2025, tarifs Rhône Alpes au 1er avril 2026). Aucun forfait minimum de perception ne s’applique sur un PEA, et le décret n° 2020-95 plafonne la commission à 0,5 % en dématérialisé.
La friction se joue sur les droits de garde, qui n’existent chez aucun courtier en ligne. L’Île-de-France applique un barème dégressif de 0,40 % par an sous 30 000 €, 0,20 % de 30 001 à 99 999 € et 0,10 % au-delà de 100 000 €, quand Rhône Alpes retient 0,33 % par an plus 4,70 € par ligne et par an, gratuits avant 29 ans. Les deux extrémités du réseau vont de 0,25 % par an en Aquitaine Poitou-Charentes à 0,40 % en Hauts de France (brochures « Conditions & Tarifs » au 1er janvier 2026). Il faut donc ouvrir le PDF tarifaire de sa propre caisse avant de décider.
L’écart annuel s’établit entre 124 et 175 € selon la caisse, porté par les droits de garde et non par le courtage, et les prélèvements sociaux de 18,6 % dus sur les gains retirés après cinq ans depuis le 1er janvier 2026 (LFSS 2026) rendent chaque euro de friction plus lourd.
Trois chemins se présentent donc, rester à la Caisse d’Épargne quand la relation d’agence justifie son prix, passer en autonomie chez un courtier en ligne, ou déléguer à une gestion pilotée. Yomoni pilote un PEA sous mandat pour 1,6 % par an tout compris au maximum, sans frais de versement, d’arbitrage ni de retrait (tarifs Yomoni, juillet 2026). C’est le compromis que cherche l’épargnant qui tenait au conseil de son agence et ne veut pas gérer lui-même son portefeuille.
Partout ailleurs, le transfert se justifie. Il est plafonné à 150 € en Île-de-France et en Hauts de France, 140 € en Rhône Alpes et 110 € en Aquitaine Poitou-Charentes, un coût amorti en un an environ sans rien perdre de l’antériorité fiscale.
Pour choisir un teneur d’arrivée, consultez notre comparatif des meilleurs PEA du marché en 2026. Une fois le plafond de 150 000 € atteint, notre comparatif des CTO complémentaires au PEA indique vers quoi vous tourner ensuite.
Récapitulatif des trois offres citées
Voici ce que coûtent ces trois offres sur le profil retenu, un portefeuille de 30 000 € et douze ordres de 500 € par an.
| Offre | Coût sur le profil type | Le point qui la distingue | Pour quel épargnant |
|---|---|---|---|
| Trade Republic | 0 à 12 € par an | Plans d’épargne sans frais et 3 % par an sur les liquidités non investies | L’investisseur autonome qui verse tous les mois en ETF |
| XTB | 0 € par an | 0 % de commission sur les actions et les ETF jusqu’à 100 000 € investis par mois | L’investisseur autonome qui passe des ordres plus gros ou plus fréquents |
| Yomoni | 1,6 % par an tout compris au maximum | Gestion pilotée, sans frais de versement, d’arbitrage ni de retrait | L’épargnant qui tenait au conseil de son agence et ne veut pas gérer lui-même |
Données à jour : juillet 2026. Barèmes des courtiers relevés sur leurs sites respectifs le 18 juillet 2026.
★★★★★4,8 / 5Yomoni Gestion pilotée
- Frais de versement : 0 % (aucun frais d’entrée, là où les réseaux traditionnels en prélèvent souvent)
- Gestion pilotée : 1,6 % par an tout compris au maximum
- Plafond du PEA : 150 000 €
Idéal pour un investisseur souhaitant une gestion pilotée de son PEA
FAQ – PEA Caisse d’Épargne : les questions fréquentes
C’est quoi un PEA Caisse d’Épargne ?
C’est un PEA bancaire, ou PEA numéraire, la Caisse d’Épargne ne distribuant pas de PEA assurance. Il associe un compte-espèces non rémunéré et un compte-titres logeant actions, ETF et OPCVM éligibles, avec les plafonds et la fiscalité de tout autre teneur de compte. La tarification, elle, dépend de votre caisse régionale et non du groupe.
Quel est le plafond du PEA Caisse d’Épargne ?
Le PEA classique est plafonné à 150 000 € de versements, indépendamment de la valeur de marché du portefeuille. Un plan valorisé bien au-delà reste régulier, seul le total des apports en espèces comptant. Un PEA-PME peut s’y ajouter, le cumul étant encadré à 225 000 €.
Quels sont les frais de garde du PEA Caisse d’Épargne ?
La Caisse d’Épargne Île-de-France applique un barème dégressif, 0,40 % par an sous 30 000 €, 0,20 % de 30 001 à 99 999 € et 0,10 % au-delà de 100 000 € (brochure mise à jour le 23 novembre 2025). La Caisse d’Épargne Rhône Alpes retient 0,33 % par an, plus un forfait de 4,70 € par ligne et par an plafonné à 300 €, gratuit avant 29 ans (tarifs au 1er avril 2026).
Les deux extrémités du réseau vont de 0,25 % par an en Aquitaine Poitou-Charentes à 0,40 % en Hauts de France (brochures « Conditions & Tarifs » au 1er janvier 2026). À 0,40 %, cela fait 200 € par an sur 50 000 €, ou 6 000 € sur trente ans. Aucun courtier en ligne pur ne facture de droits de garde, un écart que détaille notre comparatif des meilleurs PEA en 2026.
Le PEA Caisse d’Épargne est-il adapté aux ETF ?
Peu adapté, l’univers reposant largement sur la gamme maison Ossiam (groupe BPCE). Trade Republic annonce plus de 15 000 ETF et actions européennes éligibles au PEA, sans frais sur les plans d’épargne (page PEA de Trade Republic, juillet 2026).
Ce sont surtout les droits de garde et les frais courants des OPCVM maison qui pèsent sur le rendement final. Un point de frais supplémentaire ampute le capital d’environ 17 % sur vingt ans, quand un ETF PEA indiciel comme l’Amundi PEA Monde facture 0,20 % par an. Un courtier en ligne aide à choisir ses ETF UCITS éligibles PEA.
PEA Caisse d’Épargne vs Boursorama : que choisir ?
Pour 30 000 € et 12 ordres de 500 € par an, le coût annuel atteint 173 € en Île-de-France et 148 € en Rhône Alpes, contre 24 € chez BoursoBank (grilles au 23 novembre 2025 pour l’Île-de-France, au 1er avril 2026 pour Rhône Alpes). BoursoBank facture 0 € de tenue de compte et de droits de garde, et 1,99 € par ordre de 500 €. L’agence ne garde l’avantage que sur l’accompagnement humain.
Peut-on avoir deux PEA Caisse d’Épargne ?
Non, un seul PEA classique par contribuable, quelle que soit la banque (article L. 221-30 du Code monétaire et financier). Le cumul avec un PEA-PME reste possible, et un foyer peut loger jusqu’à 450 000 €.
Comment récupérer l’argent de son PEA Caisse d’Épargne ?
Après cinq ans, un retrait partiel ne clôture plus le plan et de nouveaux versements restent possibles jusqu’à 150 000 €. Seuls les prélèvements sociaux à 18,6 % s’appliquent alors sur les gains retirés, l’impôt sur le revenu étant exonéré (taux LFSS 2026). Avant cinq ans, tout retrait clôture le plan et déclenche le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, sauf force majeure (licenciement, invalidité, décès du conjoint, surendettement). La clôture elle-même est gratuite en Île-de-France et en Rhône Alpes, facturée 53,50 € en Hauts de France.
Quel délai pour un transfert PEA depuis la Caisse d’Épargne ?
Comptez quatre à cinq semaines après réception du formulaire signé, le portefeuille restant indisponible, et jusqu’à trois mois dans les cas exceptionnels selon Trade Republic. L’antériorité est préservée, le compteur des cinq ans suivant le plan et non l’établissement, et notre comparatif des courtiers en bourse recense les promotions en cours.
Peut-on transférer son PEA Caisse d’Épargne sans perdre l’ancienneté fiscale ?
Oui, à condition de suivre la procédure formelle de transfert, le compteur restant attaché au plan. Les frais sont plafonnés à 150 € par PEA (décret n° 2020-95 du 5 février 2020), soit 15 € par ligne de titres cotés et 50 € par ligne de titres non cotés. Ce plafond de 150 € est appliqué tel quel en Île-de-France et en Hauts de France, quand Rhône Alpes s’arrête à 140 € et l’Aquitaine Poitou-Charentes à 110 €. Face à un écart de coût annuel de 124 à 175 €, ce plafond s’amortit en un an environ.




