Anaxago rendement 2026 : 8,7 % net, 30,5 % de défaut

Deux piliers carrés en 3D, mats et beiges, l'un plus grand que l'autre, dressés sur des dunes ondulées de sable clair, fond sableux uni.

Dernière mise à jour : juillet 2026

Vous envisagez Anaxago en 2026 pour diversifier en crowdfunding immobilier, en private equity ou en produits structurés. La plateforme publie un tableau de bord d’une transparence rare sur le marché français, et ce tableau de bord dit deux choses à la fois qu’il faut savoir lire ensemble.

Anaxago affiche un TRI net constaté de 8,7 % par an sur ses 684 millions d’euros investis en immobilier, et dans le même temps un taux de défaut de remboursement de 30,5 % (statistiques Anaxago actualisées au 27 juillet 2026). Les deux chiffres sont exacts et ne se contredisent pas : le second recense le capital dont une échéance est en retard de plus de 180 jours, pas le capital perdu.

Le capital réellement perdu, lui, s’établit à 4 millions d’euros, soit 0,58 % des montants investis, pour un taux de recouvrement de 90,4 %. Tout l’enjeu consiste à ne pas confondre ces trois niveaux, et à savoir ce qui reste après les frais et l’impôt.

On décortique ici Anaxago avec ses chiffres publiés : rendement par classe d’actif, risque millésime par millésime, barème de frais réel, fiscalité 2026 par enveloppe, et comparaison face à Wiseed, Homunity, ClubFunding et Raizers. À la sortie, vous saurez quel rendement net espérer et quelle place, toujours modeste, Anaxago mérite dans un patrimoine déjà structuré.

1. Anaxago en 2026 : identité, agréments AMF et trois classes d’actif

Avant de parler chiffres, vous avez besoin de savoir à qui vous avez affaire en 2026 : qui porte quel agrément, qui distribue quoi, et comment on accède à la plateforme.

1.1 Identité et agréments : trois sociétés, trois statuts distincts

Anaxago est une SAS française à capital variable fondée en 2012, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 539 539 064, siège au 18 rue Sainte-Foy dans le 2ᵉ arrondissement. Elle opère sous l’agrément PSFP n° FP-2023-25 délivré par l’AMF au titre du Règlement (UE) 2020/1503. Wiseed, Homunity, ClubFunding et Raizers relèvent du même régime, ce qui aligne les obligations d’information sur tout le marché français.

Ce que les comparateurs manquent presque toujours, c’est que le Groupe Anaxago réunit trois sociétés aux statuts différents : Anaxago, la plateforme agréée PSFP ; Anaxago Capital, société de gestion de portefeuille AIFM agréée AMF sous le n° GP-18 000 016 ; et Anaxago Patrimony, immatriculée à l’ORIAS sous le n° 19 0019 70 comme conseiller en investissement financier, courtier en assurance et mandataire en opérations de banque. Cette troisième entité distribue le contrat d’assurance-vie de la maison, un point qui aura son importance sur la fiscalité.

Au 1ᵉʳ décembre 2025, Anaxago Capital et CapHorn Invest se sont regroupées sous une marque commune, Ambra Capital. Il ne s’agit donc pas d’un simple changement de nom mais d’un rapprochement de deux sociétés de gestion, sans changement d’agrément ni de nature des contrats antérieurs. L’ensemble gère 750 millions d’euros d’encours avec vingt professionnels de l’investissement, sur quatre stratégies : dette privée immobilière, capital développement immobilier, private equity et venture capital (communiqué Ambra Capital du 1ᵉʳ décembre 2025).

Pappers.fr indexe les comptes annuels au RNCS, les dirigeants et la chaîne capitalistique des trois sociétés, une vérification gratuite à faire avant tout ticket significatif.

Frise chronologique annotee 2012-2026 des jalons Anaxago : fondation, agrement AMF de la societe de gestion, bascule PSFP, regroupement Ambra Capital, PFU 31,4 % et BCE a 2,25 %.
Chronologie Anaxago 2012-2026 : fondation, agrements AMF et chocs reglementaires

Sous ce triple cadre coexistent le crowdfunding immobilier obligataire porté par le PSFP, le private equity et les produits structurés portés par la société de gestion, auxquels s’ajoutent des SCPI, des fonds et un contrat d’assurance-vie distribués par Anaxago Patrimony. Ce positionnement multi-classes distingue Anaxago de Homunity, spécialiste de l’immobilier, ou de ClubFunding, dont l’immobilier obligataire reste dominant.

1.2 « Anaxago mon compte » : parcours d’inscription et cadre ECSP

L’accès suit le cadre PSFP et LCB-FT standardisé : création d’un compte, KYC documentaire avec pièce d’identité, justificatif de domicile et RIB au nom du souscripteur, puis test d’adéquation MiFID II et ECSP avant le premier investissement.

Diagramme de flux des 7 etapes du parcours investisseur Anaxago (inscription, KYC, test ECSP, knowledge check, selection projet, souscription, versement).
Parcours d’inscription Anaxago : les 7 étapes ECSP pour ouvrir son compte et investir

Si vous êtes classé « non averti », un knowledge check matérialise un seuil d’alerte défini à l’article 21 : le plus élevé entre 1 000 € et 5 % du patrimoine net, calculé hors biens immobiliers personnels et de rapport et hors fonds de pension. Au-delà, la souscription n’est pas interdite mais déclenche un avertissement sur les risques et une confirmation explicite que vous comprenez l’investissement.

Viennent ensuite la sélection d’un projet sur anaxago.com, la lecture de la fiche d’information clé au format harmonisé ECSP, puis la souscription électronique. L’article 22 du Règlement impose un délai de réflexion précontractuel de quatre jours calendaires pendant lequel vous pouvez vous rétracter sans justification et sans pénalité. Le versement se fait par virement SEPA, et l’espace « mon compte » centralise positions, coupons reçus et imprimé fiscal unique annuel.

Les tickets d’entrée diffèrent nettement selon ce que vous visez. L’investissement en direct sur la plateforme, immobilier comme PME, démarre à 1 000 € ; les fonds et les produits structurés à 10 000 € ; le contrat d’assurance-vie Anaxago Value à 5 000 € ; et le conseil en gestion de patrimoine d’Anaxago Patrimony s’adresse aux patrimoines à partir de 200 000 €.

Le périmètre est clair. Qu’est-ce qu’on touche réellement, en rendement comme en risque, sur chacune de ces classes en 2026 ?

2. Rendement et risque réel par classe d’actif en 2026

On part du TRI net immobilier, on élargit au private equity et aux structurés, puis on ouvre la boîte noire des taux de retard et de défaut.

2.1 Immobilier obligataire : 8,7 % de TRI net constaté, au niveau du marché

C’est la classe historique d’Anaxago. Le promoteur émet une obligation, vous encaissez un coupon fixe, et le capital est remboursé in fine. Le principe est simple, mais le rendement promis n’est pas le rendement réalisé.

Anaxago publie 684 millions d’euros investis sur 280 opérations immobilières, un taux moyen annuel pondéré de 9,9 %, un horizon moyen de 28 mois et un TRI net constaté de 8,7 % par an (statistiques Anaxago au 27 juillet 2026). La plateforme publie aussi son TRI maximum possible, 9,8 %, la rentabilité qu’auraient servie les opérations si toutes avaient été remboursées à l’échéance prévue. La différence, 1,1 point par an, s’appelle le coût du risque.

La comparaison au marché demande une précaution, car le Baromètre du crowdfunding publié par Forvis Mazars et France FinTech mesure un rendement brut moyen à l’émission, pas un TRI net de risque. Ce rendement brut du marché immobilier ressort à 11 % en 2025 et 10,6 % en 2024, contre 11 % et 10,8 % pour les millésimes Anaxago correspondants (Baromètre 2025 de Forvis Mazars et France FinTech). Sur la seule base comparable, Anaxago se situe donc au niveau du marché, ni au-dessus ni en dessous.

Un coupon ne se lit jamais seul, il s’évalue avec le LTV et le LTC de la fiche d’information clé. Un projet à 11 % brut avec un Loan-to-Cost de 90 % et une hypothèque de second rang n’a pas le même profil qu’un projet à 9 % avec un LTC de 70 % et une hypothèque de premier rang : le rendement supplémentaire rémunère le risque pris.

Sur le contexte macro, l’idée reçue d’un argent qui redevient gratuit ne tient pas en 2026. La BCE a relevé sa facilité de dépôt à 2,25 % le 17 juin 2026, après un an à 2,00 %. Le coût de financement des promoteurs ne se détend donc plus, et les chiffres de collecte le confirment : le marché du crowdfunding immobilier français est passé de 861 millions d’euros en 2024 à 845 millions en 2025, avec des coupons qui montent plutôt qu’ils ne baissent. Pour aller plus loin sur les VEFA et les opérateurs régionaux, consultez notre guide du crowdfunding immobilier 2026.

2.2 Private equity et produits structurés : ce qui est publié et ce qui ne l’est pas

Les deux autres classes imposent une lecture différente du rendement.

Sur le private equity, vous n’avez pas un coupon mais une plus-value à la sortie, sur cinq à huit ans. Anaxago communique sur des sorties nommées, Somhome rachetée par Foncia et Payplug par Natixis, mais aucun indicateur consolidé de performance n’est publié pour le portefeuille innovation, ni multiple moyen ni TRI, là où la table complète est publiée du côté immobilier. Cette asymétrie empêche de juger le deal-flow non coté autrement que dossier par dossier.

Les repères de marché existent, et Ambra Capital les cite. Un fonds doit rendre 1,9 fois la mise en net pour entrer dans le premier quartile français, niveau que la médiane européenne atteint déjà, et dépasser 2,3 fois la mise avec un TRI d’au moins 22 % pour le premier quartile européen. Trois précautions s’imposent : un biais de survie, une dispersion où trois lignes sur dix font l’essentiel du rendement, et une illiquidité totale avant sortie.

Les produits structurés suivent une troisième logique, et le produit réel diffère du cliché de l’autocall sur indice actions. Le produit ouvert à la souscription en juillet 2026, Rendement Taux Juin 2026, est indexé sur l’EURIBOR 12 mois et émis par Crédit Agricole CIB : coupon conditionnel semestriel de 3,50 % tant que l’EURIBOR reste sous 3,00 %, rappel automatique s’il passe sous 2,00 %, capital protégé à l’échéance, maturité 12 ans, ticket d’entrée 10 000 €. Le risque dominant n’est donc pas un krach actions mais le risque de crédit de la banque émettrice, à lire dans sa notation.

L’étude conjointe ACPR-AMF du 22 juin 2026 donne les repères à connaître avant de souscrire. À fin 2024, 74 % des produits structurés offrent une protection en capital, mais seuls 14 % offrent une protection totale et inconditionnelle, 57 % reposant sur une barrière conditionnelle située le plus souvent entre 30 % et 40 % de baisse. Deux constats comptent davantage encore : sur 2022-2024, les produits ont été rappelés après une durée moyenne de deux ans contre une échéance théorique de 8 à 12 ans, et des fonds indiciels répliquant les mêmes sous-jacents ont fait 2,4 points de mieux par an.

Classe d’actifCe que publie AnaxagoHorizonLiquiditéRisque dominant
Crowdfunding immobilier obligataireTaux moyen pondéré 9,9 % ; TRI net 8,7 %6 à 36 mois (moyenne constatée 28 mois)Faible (terme défini, pas de marché secondaire)Défaut promoteur, retard de paiement
Private equitySorties nommées, aucun multiple ni TRI consolidé5 à 8 ansNulle hors événement de sortiePerte en capital totale
Produits structurésCoupon semestriel 3,50 % sous condition d’EURIBOR12 ans avec rappel automatiqueTrès faible (cession secondaire à valeur de marché)Défaut de la banque émettrice

Données à jour : juillet 2026 ; rendements avant fiscalité.

L’immobilier obligataire est court et rythmé par les coupons, le private equity long et binaire, les structurés longs et conditionnels. Pour creuser le fonctionnement du non coté, consultez notre guide du private equity pour particuliers en 2026.

2.3 Taux de défaut immobilier 2026 : retard, défaut et perte définitive

Quel est le taux de défaut d’Anaxago ? Impossible d’y répondre sans distinguer d’abord trois choses que beaucoup mélangent.

Anaxago publie ses définitions. Un projet en retard, c’est un capital dont une échéance est impayée depuis moins de 180 jours ; un projet en défaut de remboursement, la même chose au-delà de 180 jours, le promoteur pouvant rester opérationnel et la créance être recouvrée ensuite. Le capital perdu, lui, c’est le montant définitivement non recouvré après procédure et activation des sûretés.

Les trois chiffres au 27 juillet 2026 se lisent alors sans ambiguïté. Le taux de retard de paiement s’établit à 8,5 %, le taux de défaut de remboursement à 30,5 %, et la perte constatée à 4 millions d’euros, soit 0,58 % des 684 millions investis, pour un taux de recouvrement de 90,4 %. Un taux de défaut de 30,5 % impressionne, et il doit être pris au sérieux, mais il désigne du capital immobilisé dont neuf dixièmes reviennent historiquement à l’investisseur, pas du capital évaporé.

Cette immobilisation a un coût, et Anaxago le chiffre : 1,1 point de rendement annuel, l’écart entre le TRI maximum possible de 9,8 % et le TRI net de 8,7 %. C’est la mesure honnête du risque, bien plus parlante qu’un taux de défaut brut.

Diagramme a barres groupees comparant, par millesime d'investissement de 2018 a 2026, le taux de retard de moins de 180 jours et le taux de defaut de plus de 180 jours d'Anaxago immobilier, en part du capital emprunte.
Taux de retard et taux de defaut Anaxago crowdfunding immobilier 2018-2026

Trois points pour bien lire le graphique. D’abord, la concentration par millésime est spectaculaire : le millésime 2021 porte un taux de défaut de 63,3 %, suivi de 2023 à 44,2 % et 2022 à 32,3 %, quand 2024 retombe à 11,7 %. Ensuite, ce sont les opérations engagées au pic du marché immobilier qui pèsent : un investisseur arrivé plus tard sur des projets à coupons recalibrés ne porte pas la même exposition. Enfin, la crise immobilière touche toutes les plateformes, pas Anaxago en particulier, et la section comparative le montre chiffres à l’appui.

Les deux derniers millésimes se lisent avec une précaution. À fin juillet 2026, 2025 n’affiche ni retard ni défaut et 2026 affiche 11,3 % de défaut, mais ces prêts ont respectivement 11 et 3 mois d’ancienneté moyenne : leurs taux sont provisoires et monteront à mesure que les échéances tombent. Le bilan définitif des millésimes 2021 à 2023 ne sera connu qu’en 2027 ou 2028. Pour la lecture macro du marché, voyez notre guide crowdfunding 2026.

Connaître le rendement et le taux de défaut ne suffit pas : ce qui finit sur votre compte dépend des frais et de la fiscalité 2026.

3. Frais 2026 et fiscalité par classe : PFU 31,4 %, PEA-PME, contrat Anaxago Value

On commence par les frais, dont le barème réel est publié et rarement lu, puis le PFU à 31,4 % issu de la LFSS 2026, puis les trois enveloppes selon la classe souscrite.

3.1 Le barème de frais réel, classe par classe

Anaxago publie un barème différent pour chaque classe d’actif, et ces barèmes n’ont rien de symbolique. Ses conditions générales précisent que l’inscription et l’usage de la plateforme sont gratuits, mais que la souscription de titres financiers peut donner lieu à facturation de frais, détaillés dans les documents d’investissement de chaque opération.

Sur le crowdfunding immobilier, Anaxago facture des honoraires d’entrée de 0,5 % à 2 % du montant souscrit et des honoraires de gestion plafonnés à 1 % par an, prélevés sur la holding intermédiaire qui porte l’investissement, et aucun honoraire au remboursement. Le point décisif tient en une phrase de leur documentation : les objectifs de rentabilité affichés sont nets de ces frais. Un projet annoncé à 10 % vous sert donc bien 10 % avant impôt.

Sur le private equity, la structure change du tout au tout et pèse directement sur votre rendement. Les frais de souscription atteignent 2,5 % TTC du montant investi, facturés directement à l’investisseur, auxquels s’ajoutent des frais de gestion annuels de 4,5 % la première année puis 2 % pendant quatre ans au maximum en dessous de 30 000 € investis, ou 3,5 % puis 1 % au-delà. Anaxago chiffre le total à 10 % ou 15 % maximum sur la durée de vie de l’investissement, auxquels s’ajoute un carried interest de 10 % de la plus-value.

Ce niveau reste inférieur à celui des FCPI et FIP traditionnels. Mais une poche de private equity ne se dimensionne pas comme une ligne obligataire : il faut environ 15 % de performance brute cumulée simplement pour rentrer dans ses frais.

Sur les deux dernières classes, le compte est plus simple. Le contrat d’assurance-vie Anaxago Value prélève 0,85 % de frais de gestion par an, sans frais d’entrée, de sortie ni d’arbitrage, et les produits structurés portent des frais intégrés au pricing. L’étude ACPR-AMF de juin 2026 relève que le client ne peut pas connaître à l’avance la part de son investissement qui rémunère la chaîne de distribution : c’est pourquoi l’AMF impose depuis 2026 un encadré synthétique des frais sur chaque produit structuré.

Les conditions générales confirment enfin que la plateforme perçoit une commission auprès de la société financée, sans en publier le barème. Elle est intégrée au coupon que le promoteur peut offrir.

3.2 PFU 31,4 % par défaut, option barème IR : ce qui change au 01/01/2026

La LFSS 2026 a relevé la CSG de 1,4 point, portant les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur les revenus de placement encaissés à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, et le PFU se cale donc à 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ce taux s’applique par défaut aux coupons obligataires et aux plus-values de cession, hors enveloppe optimisante.

Un cas chiffré. Un investisseur célibataire en TMI 30 % souscrit 5 000 € d’obligations Anaxago à 10 % brut par an sur 18 mois, soit un coupon brut de 750 € et un PFU de 235,50 €. Il lui reste 514,50 €, soit un rendement annualisé net de 6,86 % pour un brut affiché de 10 %.

L’option pour le barème se calcule différemment de ce qu’on lit souvent, parce qu’une fraction de la CSG reste déductible du revenu global. Cette fraction déductible est restée fixée à 6,8 points par l’article 154 quinquies du code général des impôts, alors même que la CSG est passée à 10,6 %, si bien que le point quatre dixièmes supplémentaire n’est pas déductible. En TMI 30 %, le taux effectif ressort donc à 46,56 % et il reste 400,80 € net, soit 5,34 % annualisé.

La règle se lit directement dans ces taux : le PFU à 31,4 % l’emporte dès la TMI 30 %, et l’option barème ne devient intéressante qu’en TMI 11 %, où le taux effectif tombe à 28,85 %, ou pour un contribuable non imposable.

Confusion fréquente à lever : le PFU ne s’applique pas aux revenus fonciers. Les SCPI et l’investissement locatif restent au barème de l’impôt sur le revenu majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux : la hausse à 18,6 % concerne les revenus de placement, pas les revenus fonciers ni les plus-values immobilières.

3.3 Trois enveloppes selon la classe : PFU direct, PEA-PME, contrat Anaxago Value

Le PFU étant le régime par défaut, pour quelle classe existe-t-il une enveloppe qui fait mieux que 31,4 % flat ? La réponse change selon la classe, et le tableau ci-dessous synthétise les trois branches.

Classe d’actif AnaxagoRégime fiscal 2026 par défautOption / enveloppe alternativeTaux effectif
Immobilier obligataire (coupons)PFU 31,4 %Option barème IR (TMI) + PS 18,6 %31,4 % flat ; 46,56 % au barème en TMI 30 %
Private equity (PV de cession)PFU 31,4 % sur PVPEA-PME si titres éligibles ; IR-PME 18 % à l’entrée31,4 % flat ; 0 % d’IR sur PV après 5 ans en PEA-PME (PS 18,6 % dus)
Produits structurés (coupons et PV)PFU 31,4 % en compte-titresContrat d’assurance-vie référençant la structurePS 17,2 % + IR 7,5 % après 8 ans, moins 0,85 % de frais annuels

Données à jour : juillet 2026 (LFSS 2026, art. L. 136-7 CSS ; CGI art. 154 quinquies).

Sur l’immobilier obligataire, rien à choisir : c’est PFU 31,4 % flat, l’option barème ne paie qu’en TMI 11 %, et cette classe n’est pas éligible au PEA-PME.

Sur le private equity, deux leviers se décident dès la souscription, jamais après. D’abord la réduction IR-PME à 18 % du montant investi au capital de PME éligibles, plafonnée à 50 000 € pour un célibataire et 100 000 € pour un couple, sous condition de conservation des titres pendant cinq ans. Le taux majoré de 25 % reste réservé aux souscriptions au capital d’entreprises agréées ESUS et de sociétés foncières solidaires, pour les versements réalisés jusqu’au 30 septembre 2026. Beaucoup le découvrent trop tard, mais cette réduction entre dans le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € par an.

Ensuite l’éligibilité PEA-PME pour certains titres, avec un plafond combiné PEA et PEA-PME de 225 000 €, une exonération d’impôt sur le revenu sur les plus-values après cinq ans, et des prélèvements sociaux à 18,6 % toujours dus à la sortie. L’inscription en PEA-PME n’est pas automatique, elle se demande explicitement à la souscription, et l’oubli est irréversible une fois les titres souscrits hors enveloppe. Tous les véhicules ne sont pas éligibles : le fonds AxClimat I n’ouvre droit à aucun dispositif.

Sur les produits structurés, le choix entre compte-titres et assurance-vie mérite d’être calculé plutôt que supposé. Le contrat Anaxago Value, assuré par Generali Vie et distribué par Anaxago Patrimony, est accessible dès 5 000 €, donne accès au fonds en euros Netissima et à plus de 300 unités de compte, et facture 0,85 % de frais de gestion par an sans frais d’entrée, de sortie ni d’arbitrage. Son régime fiscal est celui de l’assurance-vie : prélèvements sociaux à 17,2 % au lieu de 18,6 %, impôt sur le revenu à 7,5 % après huit ans sur les primes inférieures à 150 000 €, et abattement annuel de 4 600 € pour un célibataire ou 9 200 € pour un couple.

Le calcul réserve une surprise. Sur le produit actuellement proposé, 7 % de rendement cible par an sur 12 ans, l’avantage fiscal de l’enveloppe porte sur les gains alors que les 0,85 % de frais portent chaque année sur le capital. Sur un ticket de 10 000 €, l’assurance-vie l’emporte de 140 € sur la durée ; sur 50 000 €, le compte-titres ordinaire reprend l’avantage de 681 €. Le point de bascule se situe autour de 17 100 € placés en une fois : au-delà, l’abattement annuel n’absorbe plus qu’une petite part du gain.

La règle pratique en découle. Sur des montants modestes ou avec des rachats étalés pour utiliser l’abattement chaque année, l’assurance-vie garde l’avantage, sans compter ses atouts propres en transmission. Sur un ticket important placé d’un coup et conservé jusqu’à l’échéance, le compte-titres coûte moins cher. Pour creuser le choix du contrat, les détails sont dans notre guide des produits structurés en assurance-vie 2026.

Arbre de decision aidant a choisir l'enveloppe fiscale 2026 (PFU, PEA-PME, IR-PME, AV) selon la classe d'actif Anaxago souscrite : obligataire, PE ou structure.
Arbre de décision : choisir son enveloppe fiscale Anaxago en 2026 selon la classe d’actif

La logique par classe étant assimilée, Anaxago est-elle le bon véhicule face à Wiseed, Homunity, ClubFunding et Raizers, et pour quel ticket ?

4. Anaxago face à Wiseed, Homunity, ClubFunding et Raizers : choisir et dimensionner

Le marché PSFP français s’est consolidé : deux acteurs historiques, Koregraf et WeShareBonds, ont cessé leur activité en 2025, et Wiseed est passé sous le contrôle du groupe Advenis. La bonne nouvelle pour un investisseur, c’est que toutes les plateformes publient désormais leurs indicateurs au standard défini par France FinTech, ce qui rend la comparaison possible.

4.1 Comparatif chiffré sur les indicateurs publiés par chaque plateforme

Le tableau demande une précaution de lecture, parce que chaque plateforme publie sur la base qui lui est propre : un taux de défaut ne se compare pas d’un acteur à l’autre sans vérifier ce qu’il mesure. Les deux colonnes réellement comparables sont le taux moyen annuel pondéré et la perte définitive.

Indicateur publiéAnaxagoClubFundingHomunityWiseedRaizers
Nominal financé684 M€ (immobilier)1 911 M€864 M€419 M€ (obligataire)453 M€
Nombre de projets2801 455667930458
Taux moyen annuel pondéré9,9 %10,55 %9,20 %9,52 %10,29 %
TRI net de risque8,7 %non publié5,80 %non publié5,09 %
Coût du risque annuel1,1 %non publié2,90 %non publié5,32 %
Perte définitive en capital4 M€ (0,58 %)0,16 M€ (0,01 %)0 €27,4 M€ (6,54 %)0 €
Ticket d’entrée1 000 €1 000 €1 000 €100 €100 €
PérimètreImmobilier + PE + structurés + AVImmobilier obligataire dominantImmobilier obligataire purImmobilier, PME, EnR, santéImmobilier obligataire (94 % du volume)

Données à jour : juillet 2026, indicateurs publiés par chaque plateforme au standard France FinTech. Le TRI net de risque et le coût du risque ne reposent pas sur la même méthode d’un acteur à l’autre : Raizers applique volontairement des décotes et ne compte aucun intérêt sur les dossiers en retard de plus de six mois, ce qui abaisse son TRI net et relève son coût du risque par rapport à une méthode moins conservatrice.

Raizers Crowdfunding · Immobilier

  • Ticket d’entrée : 100 €, contre 1 000 € chez Anaxago, Homunity et ClubFunding
  • Frais investisseur : 0 %
  • Taux moyen annuel pondéré : 10,29 % sur 458 projets financés
  • Perte définitive en capital : 0 € sur 453 M€ financés

Idéal pour un investisseur qui veut répartir un petit portefeuille sur beaucoup de projets plutôt que d’en financer un seul

Le premier enseignement surprend au regard de la réputation des acteurs. Parmi les trois plateformes qui publient un TRI net de risque, Anaxago affiche le meilleur avec 8,7 %, devant Homunity à 5,80 % et Raizers à 5,09 %, avec le coût du risque le plus faible du panel à 1,1 % par an. Ces trois chiffres ne se lisent pas à méthode égale, comme le précise la note du tableau. Un rendement contractuel plus élevé ne fait donc pas un meilleur rendement final. Sur les pertes, ClubFunding, Homunity et Raizers n’ont pratiquement rien perdu à ce jour, Anaxago 0,58 % des montants investis, et Wiseed 6,54 %, seul écart significatif.

Les règles de décision se déduisent de là. Pour du crowdfunding immobilier pur avec un fort volume d’offres, ClubFunding domine par ses volumes et Homunity par sa spécialisation. Pour diversifier au-delà de l’immobilier, Anaxago est la seule du panel à couvrir private equity, structurés et assurance-vie sous la même marque. Pour démarrer petit et étaler le risque, Raizers et Wiseed ouvrent à 100 €, ce qui permet dix lignes avec 1 000 € là où il en faut 10 000 chez les trois autres.

Le cas de Raizers illustre bien cette limite. La plateforme calcule volontairement son coût du risque de façon pessimiste, en appliquant des décotes et en ne comptant aucun intérêt sur les dossiers en retard de plus de six mois. Son 5,32 % et son TRI net de 5,09 % ne sont donc pas directement comparables au 1,1 % et au 8,7 % d’Anaxago : à méthode identique, l’écart se resserrerait. Sur les deux indicateurs réellement homogènes, Raizers affiche 10,29 % de taux moyen pondéré et aucune perte définitive.

4.2 Combien y mettre et comment souscrire : allocation cible et 3 réflexes avant de cliquer

La règle de dimensionnement d’abord, parce que c’est l’erreur la plus courante. Crowdfunding, private equity et structurés réunis ne devraient pas dépasser 5 % à 10 % d’un patrimoine financier déjà structuré, livrets pleins, assurance-vie en cours, PEA actif. C’est un complément, jamais un fondement. Sur 100 k€ à 500 k€, comptez 3 % à 8 % en immobilier obligataire réparti sur 8 à 15 lignes, 0 % à 5 % en private equity et 0 % à 10 % en structurés.

Pour un investisseur de 40 ans disposant de 200 000 € de patrimoine financier, la répartition cible se décompose ainsi : 15 % de livrets réglementés, 20 % de fonds euros, 45 % d’unités de compte actions et ETF monde via assurance-vie et PEA, 10 % de SCPI, et 10 % de poche Anaxago répartis en 5 % d’immobilier obligataire, 2 % de private equity et 3 % de structurés. Sur 1 000 € mensuels : 60 % vers les livrets s’ils ne sont pas pleins, 30 % en unités de compte actions, 10 % en crowdfunding immobilier. Pour la méthode complète, tout est dans notre guide de l’allocation d’actifs sur 30 ans.

Diagramme en anneau d'une allocation cible de 200 000 EUR en 7 poches, montrant la place plafonnee d'Anaxago (crowdfunding immo, PE, structures) a 10 %.
Allocation cible 200 000 € : la place plafonnée d’Anaxago dans un patrimoine financier diversifié

Restent trois réflexes avant de cliquer sur « souscrire ». Diversifier le ticket, autrement dit dix lignes à 1 000 € plutôt qu’une ligne à 10 000 €. Avec un taux de défaut de 30,5 %, la probabilité qu’au moins une ligne connaisse un retard de plus de six mois est proche de la certitude dès huit à dix lignes, mais l’impact reste contenu et le recouvrement fait son œuvre.

Vérifier la solidité du promoteur avant un ticket significatif, sur Pappers.fr pour les comptes annuels au RNCS et la chaîne capitalistique, puis sur l’historique des opérations d’anaxago.com pour repérer les opérateurs déjà fragilisés.

Lire le coupon dans son contexte, c’est-à-dire vérifier le LTV, le LTC et le rang hypothécaire dans la fiche d’information clé. Pour un structuré, l’encadré de frais imposé par l’AMF est le premier document à ouvrir, avant même la formule de coupon.

Note de Tom

quand on structure un portefeuille multi-classes, on apprend vite qu’une ligne de private equity ne se traite pas comme une ligne d’ETF. L’illiquidité longue impose de plafonner strictement la poche, et la dispersion sur dix dossiers fait qu’on ne juge pas la qualité d’une plateforme sur une ou deux sorties brillantes mais sur le carnet complet, write-off compris.

Vous savez maintenant ce qu’Anaxago rapporte net de PFU 31,4 %, quand son contrat d’assurance-vie change l’arithmétique et quand il la dégrade, et dans quelle proportion intégrer cette poche à un patrimoine déjà structuré.

Conclusion

Anaxago en 2026, ce sont trois chiffres à garder en tête avant de signer quoi que ce soit. Un TRI net constaté de 8,7 % par an sur le crowdfunding immobilier obligataire, le meilleur des plateformes qui publient cet indicateur ; un taux de défaut de remboursement de 30,5 % qui mesure du capital immobilisé et non perdu, avec 90,4 % de recouvrement et 0,58 % de perte définitive ; et un PFU à 31,4 % qui rabote chaque coupon brut.

Tout le reste relève de la discipline : un ticket diversifié sur 8 à 15 lignes, chaque coupon relu avec le LTV, le LTC et le rang hypothécaire, et une poche plafonnée à 5 % ou 10 % d’un patrimoine déjà structuré.

Deux points à garder en tête au moment de souscrire. Sur le private equity, demandez explicitement l’inscription en PEA-PME quand le titre est éligible : l’oubli est irréversible et coûte l’exonération d’impôt après cinq ans. Vérifiez au passage les frais de cette classe, qui atteignent 10 % à 15 % sur la durée de vie de l’investissement, carried interest en sus.

Sur un produit structuré, calculez l’enveloppe plutôt que de la supposer. Les 0,85 % annuels du contrat d’assurance-vie se paient sur le capital chaque année quand l’avantage fiscal ne porte que sur les gains : au-delà d’environ 17 100 € placés en une fois, le compte-titres ordinaire redevient le choix le moins coûteux.

Pour aller plus loin, vous pouvez creuser la cartographie complète de la pierre papier dans notre guide pierre papier 2026, calibrer plus finement la poche non cotée avec notre analyse de l’allocation en private equity selon le profil, ou décortiquer les mécaniques d’autocall côté émetteur dans notre guide des produits structurés 2026. Article après article, on garde le même cap : des chiffres sourcés et datés, et la place réelle de chaque produit dans un patrimoine cohérent.

Pour récapituler, voici les contrats partenaires mentionnés plus haut :

Raizers Crowdfunding · Immobilier

  • Ticket d’entrée : 100 €, contre 1 000 € chez Anaxago, Homunity et ClubFunding
  • Frais investisseur : 0 %
  • Taux moyen annuel pondéré : 10,29 % sur 458 projets financés
  • Perte définitive en capital : 0 € sur 453 M€ financés

Idéal pour un investisseur qui veut répartir un petit portefeuille sur beaucoup de projets plutôt que d’en financer un seul

FAQ Anaxago 2026 : rendement, défaut, frais, fiscalité, choix de plateforme

Quel est le rendement moyen Anaxago en 2026 ?

Sur le crowdfunding immobilier obligataire, Anaxago publie un taux moyen annuel pondéré de 9,9 % et un TRI net constaté de 8,7 % par an, données actualisées au 27 juillet 2026. L’écart entre les deux correspond au coût du risque, chiffré à 1,1 point par an. À titre de comparaison, le Baromètre Forvis Mazars et France FinTech mesure un rendement brut moyen de marché de 11 % en 2025, sur une base contractuelle et non nette de risque. Sur le private equity, aucun indicateur consolidé n’est publié ; les produits structurés visent un coupon conditionnel de 7 % à 8 % brut par an.

Quel est le taux de défaut d’Anaxago crowdfunding immobilier ?

Anaxago publie un taux de défaut de remboursement de 30,5 % et un taux de retard de paiement de 8,5 % au 27 juillet 2026. Ces deux indicateurs mesurent du capital dont une échéance est impayée, au-delà de 180 jours pour le premier et en deçà pour le second, et non du capital perdu. La perte réellement constatée s’élève à 4 millions d’euros sur 684 millions investis, soit 0,58 %, pour un taux de recouvrement de 90,4 %. La concentration par millésime est forte : 63,3 % sur 2021, 44,2 % sur 2023, 32,3 % sur 2022, contre 11,7 % sur 2024. Le bilan définitif des millésimes 2021 à 2023 ne sera connu qu’en 2027 ou 2028.

Quels frais Anaxago prélève-t-il sur mon investissement ?

Le barème diffère selon la classe. Sur l’immobilier, Anaxago facture 0,5 % à 2 % d’honoraires d’entrée et jusqu’à 1 % par an de gestion à la holding qui porte l’investissement, aucun frais au remboursement, et les objectifs de rentabilité affichés sont nets de ces frais. Sur le private equity, les frais de souscription atteignent 2,5 % TTC facturés directement à l’investisseur, complétés de frais de gestion de 4,5 % la première année puis 2 % par an sous 30 000 € investis, ou 3,5 % puis 1 % au-delà, pour un total que la plateforme chiffre à 10 % ou 15 % maximum sur la durée de vie, plus un carried interest de 10 % de la plus-value. Le contrat d’assurance-vie prélève 0,85 % par an, sans frais d’entrée ni d’arbitrage.

Quel ticket minimum pour investir chez Anaxago ?

L’investissement en direct sur la plateforme, immobilier comme PME, démarre à 1 000 €. Les fonds et les produits structurés demandent 10 000 €, le contrat d’assurance-vie Anaxago Value 5 000 €, et le conseil en gestion de patrimoine d’Anaxago Patrimony s’adresse aux patrimoines à partir de 200 000 €. Sur le seul crowdfunding immobilier, Homunity et ClubFunding demandent également 1 000 €, tandis que Wiseed et Raizers ouvrent à 100 €, ce qui change la capacité à diversifier sur un petit portefeuille.

Anaxago Capital et Ambra Capital, c’est la même entité ?

Anaxago Capital, société de gestion de portefeuille AIFM agréée par l’AMF sous le n° GP-18 000 016 et dotée d’un capital de 536 944 €, s’est regroupée avec CapHorn Invest sous la marque commune Ambra Capital au 1ᵉʳ décembre 2025. Il ne s’agit donc pas d’un simple changement de nom mais du rapprochement de deux sociétés de gestion, l’agrément et la nature des contrats antérieurs restant identiques. L’ensemble gère 750 millions d’euros d’encours avec vingt professionnels de l’investissement sur quatre stratégies.

Le contrat Anaxago Value, c’est quoi exactement ?

Anaxago Value est un contrat d’assurance-vie multisupport assuré par Generali Vie et distribué par Anaxago Patrimony, immatriculée à l’ORIAS sous le n° 19 0019 70. Il est accessible dès 5 000 €, donne accès au fonds en euros Netissima et à plus de 300 unités de compte, dont les produits structurés de la maison, et facture 0,85 % de frais de gestion annuels sans frais d’entrée, de sortie ni d’arbitrage. Sa fiscalité est celle de l’assurance-vie : prélèvements sociaux à 17,2 %, impôt à 7,5 % au-delà de huit ans sur les primes inférieures à 150 000 €, et abattement annuel de 4 600 € pour un célibataire ou 9 200 € pour un couple.

Faut-il loger un produit structuré Anaxago en assurance-vie ou en compte-titres ?

Cela dépend du montant, et le calcul contredit l’intuition. L’avantage fiscal de l’assurance-vie porte sur les gains, alors que ses 0,85 % de frais annuels portent sur le capital chaque année. Sur le produit actuellement proposé, qui vise 7 % par an sur 12 ans, l’assurance-vie l’emporte de 140 € pour un ticket de 10 000 €, mais le compte-titres ordinaire reprend l’avantage de 681 € pour un ticket de 50 000 €. Le point de bascule se situe autour de 17 100 € placés en une fois : au-delà, l’abattement annuel de 4 600 € n’absorbe plus qu’une petite part du gain. Des rachats étalés déplacent ce seuil vers le haut, et l’assurance-vie conserve ses atouts propres en transmission.

Anaxago vs Homunity vs ClubFunding : laquelle choisir en 2026 ?

Les quatre plateformes publient leurs indicateurs au standard France FinTech, ce qui permet enfin de trancher sur des chiffres. Pour du crowdfunding immobilier obligataire avec un fort volume d’offres, ClubFunding domine par ses volumes, 1 911 millions d’euros financés, et Homunity par sa spécialisation. Sur le rendement net de risque, Anaxago mène avec 8,7 % contre 5,80 % pour Homunity et 5,09 % pour Raizers, les deux autres ne publiant pas cet indicateur ; attention toutefois, cet indicateur n’est pas calculé selon la même méthode partout, Raizers retenant des hypothèses volontairement pessimistes qui abaissent son résultat. Pour un ticket d’entrée à 100 € ou pour diversifier au-delà de l’immobilier, Wiseed et Raizers restent les seules portes d’entrée basses. Et pour combiner immobilier, private equity et structurés sous une même marque, Anaxago est la seule du panel à couvrir les trois.

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